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Le colloque du PROJET CHALEUR

Avoir chaud mais pas trop - Repenser le confort thermique à l'ère de l'anthropocène

 Vendredi 20 février - 14h à 17h 

 Amphithéâtre Marie-Louise Zimberlin 

 Campus Arts & Métiers, Place de l’Abbaye, Cluny 

Venez écouter des acteurs parler confort thermique, sobre et soutenable, dans un contexte de changement climatique et de raréfaction des ressources. Nous explorerons les enjeux et approfondirons les défis afin de pousser la réflexion sur les moyens de renforcer l'écosystème global où d'autres manières d'envisager le confort d'habiter peuvent se développer.

Participer sur place Participer en visio

Présentation

Les transformations à engager pour faire face au changement climatique sont immenses. Le secteur de la construction et de la rénovation est en première ligne pour relever ce défi. L'enjeu du confort thermique y est central. Il s'agit d'intégrer la nouvelle donne climatique qu'entraîne le changement climatique, en particulier le confort d'été dans un contexte de canicules croissantes, et de s'y adapter. En parallèle, il s'agit également de poursuivre les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et donc d'atteindre ces objectifs avec des moyens plus appropriés.

Les défis sont très importants, d'un point de vue technique et matériel, financier, organisationnel et culturel. Ils invitent à questionner le cadre même où s'opèrent les efforts à accomplir et en particulier la notion de confort et les présupposés sur lesquels elle se fonde. Des initiatives explorent d'autres manières de créer un "confort" et l'imaginaire qui le sous-tend. Il s'agit de questionner les objectifs et les normes du confort, les échelles auxquelles il se réalise, la nature des moyens qu'il mobilise.

Le Projet Chaleur a pour ambition de développer le "confort thermique" par les usages, en redécouvrant et soutenant l’appropriation des gestes et connaissances nécessaires à la thermorégulation du corps et de l’espace. Chacun peut retrouver des leviers pour organiser plus immédiatement son confort thermique, la norme peut céder une place au geste subjectif maîtrisé. Ce type de démarche peut venir en complément, en attente ou en substitution des démarches plus classiques.

Nous souhaitons ensemble passer en revue les termes du débat, approfondir les enjeux et défis, pousser plus loin la réflexion et renforcer l'écosystème global où d'autres manières d'envisager le confort d'habiter peuvent se développer.

Programme

14h

Ouverture

Accueil et présentation du déroulement du colloque

Gaëlle Pinson, Conseil en architecture et fondatrice d’Andere, partenaire du Projet chaleur

14h10

Le Panel des Pionnier·ères

Découvrir les démarches de trois designers et ingénieurs, démarches à la fois spécifiques dans leurs manières d’intervenir et convergentes dans leur ambition de faire évoluer les pratiques et les représentations, sous l’animation d’un sociologue expert de longue date de ces approches.

Lucile Sauzet, Designer d’objet et de service, fondatrice de Flux Initiative et pilote du Projet chaleur
Pascal Lenormand, Ingénieur designer énergétique et fondateur d’Incub’
Geoffrey van Moeseke, Professeur à l’Université catholique de Louvain et président de la plateforme Slowheat asbl

Animation : Gaëtan Brisepierre, Sociologue et fondateur du Cabinet de sociologie GBS

14h40

Table ronde 1

Repenser l’approche d’ensemble : adapter plutôt que rénover ?

Le confort thermique est devenu un droit essentiel de nos sociétés. Toutefois atteindre un confort thermique acceptable dans nos lieux de vie, l’hiver comme l’été, dans la diversité des lieux parcourus par les citoyens, est devenu un objectif difficile. Le changement climatique et la raréfaction des ressources, en particulier l’augmentation des canicules, apporte des défis spécifiques. De plus, l’ampleur des modifications à apporter dans les espaces existants, pose des choix difficiles à arbitrer en termes financiers, de tenu du bilan carbone, de gouvernance.

Denis Bernadet, Animateur scientifique chez Leroy Merlin Source
Angèle Launay, Docteure, conseillère architecte au CAUE de Côte d’Or
Pascal Lenormand, Ingénieur designer énergétique et fondateur d’Incub’
Geoffrey van Moeseke, Professeur à l’Université catholique de Louvain et président de la plateforme Slowheat asbl

Animation : Gaëlle Pinson, Conseil en architecture et fondatrice d’Andere, partenaire du Projet chaleur

15h10

Retours d’expériences

Repenser l’approche d’ensemble : adapter plutôt que rénover ?

Le Projet Chaleur incarne sa vision d’un changement de paradigme de manière concrète, au travers de la conception et la réalisation d’aménagements organo-climatiques. De premières mises en situation ont été déployées auprès d’habitants. Les habitants - utilisateurs ont un rôle central dans la démarche : par leurs habitudes de vie, leurs représentations, ils inspirent la conception des objets; par leurs usages et leurs gestes, ils en font advenir la réalisation. Parfois ils participent également à la conception et la réalisation des aménagements. Tour d’horizon des premières expériences, sous l’animation d’un designer de service au cœur de la thématique.

Camille Arnodin, Consultante sur le lien social, les solidarités de proximité et les transitions environnementales justes et désirables
Lucile Sauzet, Designer d’objet et de service, fondatrice de Flux Initiative et pilote du Projet chaleur

Pour l'expérimentation avec des habitants en maison individuelle :
Denis Bernadet, Animateur scientifique chez Leroy Merlin Source
Amélie Pauvarel-Dussolier, Habitante partenaire de l'expérimentation

Pour l'expérimentation avec des habitants en milieu carcéral :
Anouk Mousset, Architecte DE, cheffe de projet prospective et transformation écologique, Laboratoire de recherche et d’innovation de la direction de l’administration pénitentiaire, ministère de la justice

Animation : Melissa Portilla, Designer de service et partenaire du Projet chaleur

15h40

Table ronde 2

Agir avec les outils du design et de l'architecture

Le Projet Chaleur fait place à de nouvelles représentations et nouvelles typologies d’objets dédiés à la régulation thermique du corps et de l’espace. Les solutions ne sont plus uniquement techniques et situées à l’échelle du bâtiment. Le confort thermique est appréhendé à l’échelle du corps, convoquant la question de l’intime et de l’imaginaire personnel. Le design joue un rôle central, car l’appropriation de nouvelles typologies d’aménagements thermorégulateurs n’est envisageable que si ceux-ci sont en adéquation avec les attentes techniques et symboliques des habitants.

Camille Arnodin, Consultante sur le lien social, les solidarités de proximité et les transitions environnementales justes et désirables
Apolline Le Gall, Fondatrice de l’Agence « Où sont les dragons »
Anouk Mousset, Architecte DE, cheffe de projet prospective et transformation écologique, Laboratoire de recherche et d’innovation de la direction de l’administration pénitentiaire, ministère de la justice
Geoffrey van Moeseke, Professeur à l’Université catholique de Louvain et président de la plateforme Slowheat asbl

Animation : Gaëlle Pinson, Conseil en architecture et fondatrice d’Andere, partenaire du Projet chaleur

16h10

Table ronde 3

Modèles économiques et action publique pour une nouvelle approche

Une refonte profonde de l’organisation du système productif est déjà à l'œuvre avec l’intégration des démarches de rénovation et de réemploi dans le secteur du bâtiment et de l’aménagement intérieur. Cette refonte fait évoluer les représentations, les acteurs traditionnels de la construction intègrent ces approches, des gouvernances d’acteurs et des filières nouvelles se développent. A ce stade, ces démarches sont encore minoritaires et il convient de s’interroger sur les bénéfices de leur massification à plus grande échelle, les conditions auxquelles un tel déploiement est possible, en particulier du point de vue des modèles économiques, classiques et alternatifs, et quel rôle peut en particulier jouer la puissance publique pour soutenir cette évolution.

Nicolas Bellego, Directeur de Urban Odyssey et directeur de l'innovation de l'ICADE
François Capitaine, Fondateur et dirigeant de Gocap et créateur de Mostiglass
Cécile Gracy, Animatrice de secteur, innovation sociale ADEME
Lucile Sauzet, Designer d’objet et de service, fondatrice de Flux Initiative et pilote du Projet chaleur

Animation : Gaëlle Pinson, Conseil en architecture et fondatrice d’Andere, partenaire du Projet chaleur

16h40

Cloture

Jean-Luc Delpeuch, Président de la Communauté de communes du Clunisois

Inscriptions

La participation au colloque est ouverte à toutes et tous.
Elle est possible sur place, à Cluny, ou à distance, en visioconférence.

Participer sur place Participer en visio

Les intervenant·es

Camille Arnodin

Professionnelle des études qualitatives et de l’approche ethnographique, Camille Arnodin est engagée depuis de nombreuses années sur des actions ayant trait au vivre ensemble, la solidarité, l’éducation populaire et les transitions environnementales justes. Son parcours pluriel au contact de l’humain sous toutes ses facettes et son expérience pluridisciplinaire lui ont permis d’acquérir un solide savoir- faire concernant les dispositifs d’écoute et de participation auprès des publics plus éloignés des dispositifs institutionnels. Attachée à l’approche sensible et située, elle collabore régulièrement à des projets de recherche action dans le champ des politiques publiques (résilience et lien social, éducation, prévention, santé environnementale…).

Les projets de Recherche-Action dans le champ des transitions auxquels elle a récemment collaboré :

  • Les recherches action sur le confort thermique à l’ère de l’anthropocène pour Leroy Merlin Source et portant sur les vagues de chaleur en milieu carcéral pour l’administration pénitentiaire, menées avec la designer Lucile Sauzet.
  • Le projet DEFI-TR, programme de sensibilisation et de formation aux enjeux et pratiques d’une transition écologique et sociale en Seine St Denis auprès des professionnels des Agences Locales d’Insertion et des allocataires du RSA.
  • L’enquête « Résilience, convivialité et solidarités de proximité » réalisée pour la Ville de Paris.

Elle enseigne également un module dédié à l’intelligence collective dans le contexte des transitions à l’université Paris 8 dans le master TREES (Transitions écologiques, économiques et sociales).

Nicolas Bellego

Nicolas Bellego est Directeur de l’Innovation du Groupe Icade et pilote Urban Odyssey, le start-up studio du groupe, conçu comme un dispositif opérationnel au service de l’innovation et de la transformation des modèles du bâti et de la ville.

Au sein d’un groupe dont l’actionnaire de référence est la Caisse des Dépôts, il développe une approche de l’innovation ancrée dans le temps long et les territoires. Urban Odyssey croise innovation corporate et entrepreneuriat pour faire émerger, tester et déployer des solutions répondant aux enjeux d’usage, d’impact environnemental et social, et d’évolution des modèles économiques.

La démarche repose sur la co-construction et le dérisquage des projets : émergence de concepts, constitution d’équipes entrepreneuriales, expérimentation en conditions réelles et accès direct au marché. En cinq ans, Urban Odyssey a contribué au lancement et à l’investissement dans une quinzaine de start-up, dont Terrio (blocs de terre crue pour la construction), Domani (habitat partagé pour seniors) et Terre Utile (recyclage de terres de chantier).

À la croisée de l’innovation corporate et de l’entrepreneuriat, le dispositif vise à faire émerger de nouveaux modèles et acteurs tout en renforçant les filières existantes du secteur du bâti.

Denis Bernadet

Animateur scientifique de Leroy Merlin Source depuis 2011, Denis Bernadet pilote des chantiers de recherche en sciences humaines et sociales sur les modes d’habiter. Il mène et des partenariats avec des acteurs publics (ADEM, ANAH, PUCA) et privés (Octopus, Energy, Bouygues Immobilier, Citeo…). Il anime le groupe de travail Habitat, Environnement et Santé et participe aux travaux des groupes Usages et Façons d’habitat, et Habitat et Autonomie.

Il construit avec l’équipe de Leroy Merlin Source et les chercheurs les thématiques, problématiques et méthodologies de recherche. Il pilote les réalisation de ces travaux jusqu’à leur édition. Il assure la valorisation des recherches menées. Il conçoit et rédige des contenus éditoriaux de recherche. Ses principales thématiques de travail associent les modes d’habiter aux enjeux de confort, énergie, dérèglement climatique, rénovation et chantiers, santé, numérique, construction du chez-soi.

Journaliste de formation puis concepteur et animateur de débats publics et de démarches participatives, il cherche aujourd’hui sur l’habitat les meilleures convergences possibles entre les centres d’intérêt des chercheurs, les thématiques habitantes et les souhaits de LEROY MERLIN FRANCE.

Publications récentes :

Gaëtan Brisepierre

Gaëtan Brisepierre est docteur en sociologie de l’Université Paris Sorbonne, il a fondé le cabinet de sociologie GBS spécialisé sur la transition écologique. Il est également enseignant à l’École des Ponts, membre permanent du Bureau du Plan Bâtiment Durable, correspondant Leroy Merlin Source.

Il pratique une sociologie embarquée qui vise à éclairer et accompagner les acteurs publics et privés sur les conditions sociales et organisationnelles de la transition écologique, notamment dans le domaine du bâtiment. Il réalise des études sociologiques basées sur des enquêtes de terrain pour analyser les changements de pratiques, l’appropriation des nouvelles technologies, les transformations dans les métiers, les processus d’innovation dans les organisations, etc...

Dès sa thèse, soutenue en 2011, le sujet du confort thermique est au centre de ses travaux de recherche. Elle met en lumière la centralité des “pratiques thermiques” dans la fabrication du confort par les habitants, loin de reposer uniquement sur le choix d’une température de chauffage. En 2025, le projet Confort sobre a été l’occasion de réinvestir cette thématique en s’intéressant aux conditions d’adoption de la sobriété thermique chez les ménages français.

Site internet - Profil Linkedin

Références sur le confort thermique :

  • BRISEPIERRE Gaëtan, “Les ménages français choisissent-ils réellement leur température de chauffage ? La norme des 19°C en question”, CNRS Editions, 2013.
  • BRISEPIERRE Gaëtan, Le confort sobre – Expérimentation sociale et analyse sociologique d’une sobriété thermique choisie, Leroy Merlin Source et Octopus Energy, 2025.

François et Nathalie Capitaine

François et Nathalie Capitaine ont créé la société GoCap en 2018 pour développer Mostiglass, un écran aérant à multi-propriétés. Depuis 2023, Mostiglass est fabriqué à Hinx dans les Landes, c'est aussi le début de la commercialisation à grande échelle.

François Capitaine est Docteur -Ingénieur, spécialisé en chimie des matériaux. Il a travaillé dans des entreprises productrices de dispositifs médicaux en tant que Directeur R&D et comme Directeur de site, pour le groupe Carl Zeiss, à l’île Maurice. Aujourd’hui, François est CEO de la Société GoCap.

Nathalie Capitaine était professeur de Sciences Physiques, spécialisée en Physique Appliquée. Aujourd’hui, Nathalie est DG de la société GoCap.

Mostiglass se présente sous la forme d’un vitrage perforé, qui permet d’aérer et d’empêcher toute intrusion tel que le moustique tigre. Cette propriété a été validée par l’IRD/ OMS. Sa solidité est de niveau anti-vandalisme. La propriété la plus étonnante est que Mostiglass régule la température de l’air entrant, notamment réduit la température de l’air chaud de plusieurs degrés. Les performances thermiques ont été mesurées et validées par I2M de l'Université de Bordeaux.

Jean-Luc Delpeuch

Jean-Luc Delpeuch est un haut fonctionnaire, ingénieur et intellectuel français dont le parcours s’inscrit à la croisée de l’action publique, des territoires, de l’enseignement supérieur et des transformations écologiques. Ingénieur du corps des mines, formé à l’École des mines de Paris, il a exercé des responsabilités en France et à l’international, notamment en Europe centrale et auprès des institutions européennes, accompagnant des processus de réforme économique et institutionnelle dans des contextes de transition.

Son engagement s’est progressivement ancré dans les dynamiques territoriales, en particulier à Cluny et dans le Clunisois, où il exerce des fonctions électives de maire et président de la Communauté de communes du clunisois. Il y développe une réflexion de long terme sur les liens entre patrimoine, aménagement, qualité du cadre de vie et développement durable, en étant attentif aux usages, aux ressources locales et aux équilibres sociaux.

Parallèlement, Jean-Luc Delpeuch a occupé des fonctions de direction dans l’enseignement supérieur et la recherche, notamment à l’École nationale supérieure d’arts et métiers puis comme président de Hautes Écoles Sorbonne Arts et Métiers Université.

Cécile Gracy

Avec un parcours de 12 ans à l’Agence de la Transition écologique (ADEME), débuté en mettant en œuvre des actions conjointes avec les partenaires internationaux de l’ADEME dans les domaines de l’énergie et du climat, Cécile Gracy s’est spécialisée depuis plusieurs années sur les enjeux liés aux comportements et aux usages dans les bâtiments. Les sciences sociales sont là pour nous rappeler que les bâtiments sont faits avant tout pour (et avec) celles et ceux qui les habitent !

Cécile Gracy fait le lien entre une communauté de chercheur.euses dont les travaux sont financés et valorisés par l’ADEME, et les professionnel.les qui mettent en œuvre sur le terrain les rénovations énergétiques, afin que les enseignements issus de la recherche soient mobilisés pour améliorer leurs pratiques.

Elle fait aussi en sorte que ces travaux de recherche alimentent et orientent l’action publique.

À lire sur ces sujets : Comportements et usages dans les bâtiments.

Angèle Launay

Angèle LAUNAY est architecte DE diplômée de l’ENSA Versailles et titulaire d’une HMONP (2015). Lors du post-master « Recherches en architecture » de l’ENSA de Paris-la-Villette en 2018, elle approfondit ses interrogations, issues de sa pratique professionnelle, sur le rôle de l’architecte face aux enjeux de la transition énergétique et dans la production du logement. En 2019, elle s’engage dans une thèse Cifre au sein de la communauté de communes du Clunisois et du LET-LAVUE (UMR CNRS 7218). Ce travail est dirigé par Véronique Biau et co-encadré par Anne D’Orazio. Il offre également de nombreuses opportunités de partenariat entre l’ENSA PLV et le territoire du Clunisois.

Angèle prend ensuite la direction par intérim du CAUE de Saône-et-Loire, également espace France Rénov’ pendant un an, et revient à la CC du Clunisois, comme coordinatrice du pôle aménagement, équipement, urbanisme, jusqu’à la soutenance de sa thèse. Forte de ses connaissances sur l’ingénierie territoriale et de son expérience en Bourgogne, elle a depuis rejoint le CAUE de la Côte-d’Or comme conseillère architecte.

Profil Linkedin - Thèse

Apolline Le Gall

Enseignante et chercheuse dont le parcours et la recherche sont caractérisés par la pluridisciplinarité, Apolline Le Gall a réalisé une thèse entre Management de l’innovation, Sociologie de la valuation et de la conception et Design, sur le rôle des représentations visuelles dans le design de services innovants à partir d’une lecture socio-politique du processus de conception fondée sur la pensée de John Dewey (Université Grenoble Alpes - ENSCI Les Ateliers). Après un post-doctorat portant sur les formes de mobilisation du design dans l’innovation et sa pédagogie, elle a co-fondé une agence de recherche et design intitulée « Où sont les Dragons ».

Ses recherches et sa pratique se portent sur le design de services, design du droit (legal design), design d’innovation publique et design d’organisations, et interrogent le rôle du design dans l’innovation, les organisations (publiques ou privées) et le droit, et la pédagogie du design.

Pascal Lenormand

Pascal Lenormand, né en 1975, est un ingénieur diplômé de SUPAERO et de l’École Supérieure de Commerce de Toulouse. Sa carrière débute chez Salomon S.A, où il dépose six brevets internationaux sur le confort thermique. En 2006, il fonde Incub’, un bureau d’études en conception de bâtiments à haute performance énergétique, introduisant la Méthode Design énergétique®. Auteur de “Le Design énergétique des bâtiments” en 2016, il partage son expertise de 15 ans dans le domaine.

Parallèlement, Pascal Lenormand nourrit une passion pour la musique, étudiant au conservatoire de Chambéry et collaborant avec des compagnies artistiques. En 2018, il contribue à la musique de l’attraction Eurosat Cancan Coaster à Europa-Park. Il devient directeur général de Sober Software en 2012, et co-fonde en 2014 la démarche d’Assistance à Maîtrise d’Usage.

Installé en Creuse, dans une maison qu’il décrit comme “plus que basique”, il y expérimente des solutions énergétiques alternatives. En 2019, il co-écrit “Opéra de la Transition énergétique” et devient instructeur officiel de la Wim Hof Method en 2022, alliant techniques de respiration, exposition au froid, et développement personnel.

Son parcours illustre une synergie entre innovation technique, création artistique, et engagement pour un avenir énergétique durable, faisant de lui un acteur clé dans la transformation des pratiques énergétiques.

Anouk Mousset

Anouk Mousset est architecte DE, diplômée de l’ENSAL ; prix de la jeune architecture de la ville de Lyon 2021 pour le développement de « l’archifiction », une méthode de recherche prospective par l’architecture. Les débuts de son activité professionnelle sont pluriels : collaboration avec l’agence Sample Architectures ; médiation culturelle pour le CAUE 69 ; recherches sur l’architecture carcérale en mobilisant l’archifiction pour Rescaled.

Elle rejoint ensuite, en avril 2023, le Laboratoire d’innovation publique de la direction générale de l’administration pénitentiaire en tant que cheffe de projet prospective et transformation écologique dans le but de concevoir et mener une démarche de prospective climatique qui vise à accompagner l’adaptation aux changements climatiques des établissements pénitentiaires.

En parallèle, elle co-fonde et co-dirige, depuis six ans, une association qui déploie des démarches créatives durables et sensibilise au recyclage et au réemploi par le biais de la créativité sur la métropole de Lyon.

Amélie Pauvarel-Dusollier

Amélie et Antoine Pauvarel-Dusollier habitent une maison dans le centre de Cluny depuis 6 ans avec leurs 3 enfants. Ils ont été habitant·es expérimentateurs dans le cadre de la recherche-action sur le confort thermique. Pendant l’été 2022, ils ont testé des aménagements organo-climatiques chez eux et nous ont partagé leurs retours d’expériences et leurs réflexions sur le sujet. Amélie est très sensible à l’écologie et à l’économie de nos ressources ainsi qu’au bien-être familial. Son expérience de vie quelques années auparavant au Burkina Faso et en Afrique du Sud a influencé son rapport à la chaleur. Sa contribution à la recherche a été précieuse.

Gaëlle Pinson

Gaëlle Pinson est fondatrice d’Andere, conseil en architecture et aménagement du territoire.

Formée à l’École normale supérieure, elle développe une approche transversale mêlant sciences humaines, innovation et territoires aux différentes échelles.

Elle a d’abord travaillé dans l’aménagement du territoire, en France notamment sur les politiques de clusters économiques et le Grand Paris Express, ses infrastructures numériques et sa data, en Europe avec la Commission européenne et l'Allemagne sur les politiques de développement économique et d'innovation.

Son intérêt pour les sujets de transformation numérique l'ont conduit à fonder une start-up dans l'archivage numérique puis diriger l'association Hub France IA au coeur de l'écosystème IA français.

Depuis quelques années, elle se spécialise en architecture pour ancrer son engagement dans le concret du bâti, convaincue du rôle central à venir de l'aménagement spatial pour relever les défis contemporains, en particulier ceux de la digitalisation et du climat.

Aujourd’hui, elle conçoit pour des particuliers, des entreprises et des collectivités, des espaces durables d'un point de vue écologique et économique, réparateurs et porteurs de sens, à la croisée du politique et du sensible. Par ailleurs, elle apporte aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre son expertise en programmation et s'implique dans les réflexions sur les nouveaux rôles de l'architecture.

Melissa Portilla

Melissa est designer de service spécialisée dans les projets à impact et d'intérêt général, pour le secteur public et privé.

Pendant quatre ans en tant que conseillère au sein du Behavioural Insights Team (BIT), elle a développé une expertise à l'intersection des sciences comportementales et du design appliqué aux politiques publiques. Durant cette période au BIT, elle a piloté le développement et la structuration des pratiques de service design au sein de l'équipe, en jouant un rôle de référence méthodologique sur les démarches de design.

Diplômée en création industrielle à l'ENSCI–Les Ateliers, elle combine design de service et produit pour répondre à des enjeux sociétaux complexes, elle enseigne et transmet ces méthodes au Master Innovation by Design de l'ENSCI–Les Ateliers, à l'Incubateur des politiques publiques (IPP) de Sciences Po Paris et à Sciences Po Rennes.

Lucile Sauzet

Lucile Sauzet est designer de service et d’objet, fondatrice du studio Flux initiative. Diplômée de l’ENSCI-Les Ateliers, ses recherches et productions explorent les notions de (ré)apprentissage sensible et de (ré)appropriation du sens pratique, notamment dans le domaine du confort thermique et du soin. Sa pratique s’étend de la création d’objets pédagogiques et dispositifs expérimentaux à de la recherche sur les usages dans une approche sensible, basée sur le partage de l’expérience et l’empathie, prenant en compte les usagers vulnérables et diverses.

En 2020, elle développe une recherche-action sur le confort thermique à l’ère de l’anthropocène avec Leroy Merlin Source. En 2024-2025, elle pilote une expérimentation sur la prévention de la surchauffe en cellule dans la prison de Grenoble-Varces.

En 2025, elle lance le projet chaleur avec l’ambition de promouvoir un art de vivre sobre et soutenable autour de le thermorégulation de nos espaces de vie, individuels et collectifs avec Melissa Portilla et Gaëlle Pinson.

Geoffrey Van Moeseke

Geoffrey Van Moeseke est ingénieur civil architecte et docteur en sciences de l’ingénieur.

Il a un parcours partagé entre la pratique (bureau d’étude thermique), la recherche et l’enseignement dans l’équipe Architecture et Climat de l’Université catholique de Louvain, en Belgique. Ses travaux se sont d’abord centrés sur la performance énergétique des bâtiments, notamment sur les thèmes de l’étanchéité à l’air, des matériaux à changement de phase ou du free cooling. Il a également participé au développement des méthodes de calcul réglementaires belges de performance énergétique des bâtiment, et supervisé l’encyclopédie en ligne EnergiePlus.

En 2022, il réoriente son travail vers les approches de sobriété énergétique en développant le projet de recherche Slowheat, qui questionne notre relation au confort et aux systèmes thermiques, prolongé par le projet Interreg Vivons LowTech Leven.

Il est aujourd’hui président de l’association Slowheat, conférencier et consultant sur les thèmes de suffisance énergétique, confort thermique et démarches low-tech. Au centre de son approche se trouve l’idée que la réponse aux défis de notre époque viendra d’un réinvestissement massif dans l’intelligence des gestes du quotidien.

Inscriptions

La participation au colloque est ouverte à toutes et tous.
Elle est possible sur place, à Cluny, ou à distance, en visioconférence.

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